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🧩Parties IFS (Internal Family Systems) : dépasser ses conflits intérieurs et retrouver un apaisement durable

Nous avons souvent l’impression qu’une partie de nous veut avancer… pendant qu’une autre freine, doute ou veut tout arrêter. Cet article explique les parties en IFS, le rôle du SELF et la manière dont l’Intelligence Relationnelle® aide à réconcilier le système intérieur.
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Parties IFS (Internal Family Systems) : comprendre ses conflits intérieurs

Tu as peut-être déjà vécu ce genre de situation :

Une partie de toi veut avancer, publier, créer, te rendre visible, prendre une décision.

Et une autre partie freine, doute, procrastine, veut se cacher, ou rêve juste de tout arrêter.

Alors tu te sens incohérent.e.
Instable.
Parfois même “auto-saboteur.rice”.

Et si le problème n’était pas que “tu n’y arrives pas” ?

Et si ce que tu vivais était plutôt le signe que ton système intérieur essaie de gérer, au mieux, des tensions profondes ?
i.e d’être à ton service, mais d’une manière maladroite voire tragique ?

C’est précisément ce que permet de comprendre le modèle des parties en IFS (Internal Family Systems), sur lequel s’appuie notamment l’Intelligence Relationnelle®.

Dans cet article, je te propose une explication simple et concrète de cette approche :

  • pourquoi nous vivons des conflits intérieurs,
  • comment nous essayons généralement de les gérer,
  • en quoi la logique des parties IFS (Internal Family Systems) change complètement la perspective,
  • quel est le rôle du SELF,
  • et comment cette lecture peut aider à retrouver plus de clarté, de paix intérieure et de mouvement.

Pourquoi avons-nous parfois l’impression de vivre des conflits intérieurs ?

Les conflits intérieurs sont beaucoup plus fréquents qu’on ne l’imagine.

Ils ne sont pas réservés aux moments de “crise”.
Ils font partie de la vie psychique ordinaire.

Tu peux par exemple sentir :

Une partie qui veut avancer, et une autre qui veut tout arrêter

Une part de toi veut continuer, tenir bon, produire, être à la hauteur.

Et une autre dit :
“Je n’en peux plus.”
“Lâche tout.”
“Reste sous la couette.”
“On arrête.”

Une partie qui veut rester authentique, et une autre qui veut être visible

Une part veut rester humble, discrète, ne pas trop prendre de place.

Et une autre sait qu’il faut parler de son activité, se montrer, oser être visible, communiquer, vendre.

Une partie qui veut se reposer, et une autre qui pousse à continuer coûte que coûte

L’une sent la fatigue, le trop-plein, le besoin de ralentir.

L’autre répond :
“Ce n’est pas le moment.”
“Tu n’as pas le droit de lâcher.”
“Il faut continuer.”

Sur le moment, cela peut donner l’impression d’être contradictoire, faible, dispersé.e, pas stable.

En réalité, cette lecture est souvent trop dure… et trop pauvre.

Car ce que tu vis n’est pas un défaut de caractère.

C’est souvent le signe que plusieurs parties de toi essaient, chacune à leur manière, de te protéger.
Parfois, de manière heureuse et parfois, de manière maladroite voire tragique.


Comment gérons-nous habituellement ces conflits intérieurs ?

La plupart du temps, nous ne savons pas vraiment quoi faire de ces tensions internes.

Alors nous réagissons avec les moyens du bord.

Se forcer à “reprendre le dessus”

C’est souvent le premier réflexe.

On essaie de relancer la partie efficace.
De “se remettre un coup de pied”.
De redevenir motivé.e, productif.ve, performant.e.

Parfois cela marche un peu.
Souvent, cela ne fait que renforcer la lutte intérieure.

S’anesthésier ou éviter ce qui se passe

Quand la tension devient trop forte, on peut aussi chercher à ne plus trop sentir.

On se distrait.
On repousse.
On scrolle.
On mange.
On travaille trop.
On s’agite.
Ou au contraire, on se fige.

Ce ne sont pas des réactions absurdes.
Ce sont souvent des tentatives de régulation.

Alterner entre contrôle, épuisement et culpabilité

Beaucoup de personnes vivent alors des cycles du type :

  • je me force
  • je m’épuise
  • je craque
  • je culpabilise
  • je me promets de repartir autrement
  • puis le cycle recommence

Le problème, c’est que dans cette logique, on reste dans une vision de combats intérieurs.

Il y aurait “la bonne partie” à remettre aux commandes
et “la mauvaise partie” à faire taire.

Or c’est précisément cette logique qui entretient le problème sur le long-terme.


La vraie clé de résolution : réconcilier son système intérieur plutôt que gagner un combat

C’est ici qu’intervient un changement de regard majeur.

La question n’est plus :

“Quelle partie de moi doit gagner ?”

Mais plutôt :

“Comment puis-je essayer de concilier ces deux parties ? ”

Autrement dit :

ce n’est pas un combat à gagner, c’est un système intérieur à réconcilier, des parties à réintégrer.

Citation sur les conflits intérieurs : ce n’est pas un combat à gagner, c’est un système intérieur à réconcilier
En IFS et en Intelligence Relationnelle®, l’enjeu n’est pas de faire taire une partie de soi, mais de réconcilier le système intérieur.

Pourquoi “reprendre le dessus” ne suffit plus

Quand une stratégie intérieure a longtemps fonctionné, elle peut devenir rigide.

Par exemple :

  • une partie très performante t’a peut-être permis de tenir pendant des années,
  • une partie qui coupe du ressenti t’a peut-être aidé.e à survivre à certains moments,
  • une partie qui t’empêche d’y aller trop fort cherche peut-être aujourd’hui à t’éviter un nouveau débordement.

Si tu essaies simplement de remettre de la pression sur le système, sans comprendre ce qui se joue, tu risques d’augmenter la tension.

La métaphore de la forteresse

J’aime utiliser cette image :

Imagine une forteresse.

À l’intérieur, une armée de guerrier.es.
Efficaces. Discipliné.es. Performant.es.

Pendant longtemps, ces protecteur.rices ont tenu la structure.
Ils ont permis d’avancer, de construire, de fonctionner.

Puis d’autres figures apparaissent à l’extérieur.
Fatiguées. Exclues. Débordées.
Elles frappent à la porte. Elles réclament autre chose.

Les premiers veulent tenir.
Les seconds veulent être entendus.

Et la forteresse devient un champ de bataille.

Le réflexe habituel consiste à renforcer les murs.

En IFS (Internal Family Systems) et en Intelligence Relationnelle®, on cherche plutôt à baisser le pont-levis.

Pas pour laisser le chaos s’installer.
Mais pour recréer du dialogue, de la sécurité, de la relation.
Et donc plus de paix intérieure globale.


Les parties IFS (Internal Family Systems) : une grille de lecture simple pour comprendre ce qui se passe en soi

Le modèle de psychothérapie Internal Family Systems (IFS) a été développé par Richard Schwartz.

Il part d’une idée simple et puissante :

Le psychisme n’est pas un bloc homogène.
Il est composé de sous-personnalités, appelées parts ou parties.

Ces parties ont un certain degré d’autonomie.
Elles ont leurs croyances, leurs émotions, leurs stratégies, leurs intentions.

Elles s’expriment à travers :

  • les pensées,
  • les émotions,
  • les sensations corporelles,
  • les tensions,
  • les images,
  • les impulsions,
  • certains comportements.

L’IFS considère que chaque part agit, à sa manière, dans une intention positive pour le système.

Même quand ses effets sont aujourd’hui problématiques.

Que sont les parties ou “parts” ?

On peut expérimenter intérieurement :

  • une part qui veut bien faire,
  • une part organisatrice,
  • une part très critique,
  • une part qui a peur,
  • une part qui veut plaire,
  • une part qui se met en colère,
  • une part qui fuit,
  • une part qui se coupe,
  • une part blessée, triste, honteuse ou terrifiée.

Le problème n’est pas qu’il existe plusieurs parts.

Le problème apparaît quand le système se rigidifie, que certaines parties prennent des rôles extrêmes, et que le dialogue intérieur devient impossible.

Les protecteurs : managers et pompiers

En IFS, on distingue souvent deux grandes catégories de protecteurs.

Les managers

Les managers sont des protecteurs proactifs.

Ils essaient d’anticiper le danger émotionnel.
Ils veulent éviter que certaines blessures soient réactivées.

Par exemple :

  • une part perfectionniste,
  • une part hyper-responsable,
  • une part qui veut tout contrôler,
  • une part qui veut être irréprochable,
  • une part qui veut plaire ou bien faire pour être en sécurité.

Ils sont souvent socialement valorisés.
Mais ils peuvent devenir épuisants.

Les pompiers

Les pompiers sont des protecteurs réactifs.

Ils interviennent quand la charge émotionnelle devient trop forte.

Leur objectif est simple :
éteindre le feu émotionnel.

Par exemple :

  • couper du ressenti,
  • se distraire,
  • fuir,
  • se dissocier,
  • s’anesthésier,
  • saboter,
  • se mettre dans l’agitation ou l’évitement.

Leur but n’est pas de te nuire.
Leur but est de faire baisser l’intensité, parfois quoi qu’il en coûte.

Les exilés : les parts blessées

Les exilés sont les parties les plus blessées du système.

Souvent, elles portent :

  • de la peur,
  • de la honte,
  • de la tristesse,
  • un sentiment de rejet,
  • d’impuissance,
  • d’insécurité,
  • d’inadéquation.

Dans la logique IFS, certaines expériences traumatiques ou trop intenses n’ont pas pu être suffisamment régulées au moment où elles ont eu lieu.

Les émotions, croyances et sensations liées à ces expériences restent alors comme “collées” à certaines parts, qui se retrouvent figées dans le passé.

Les protecteurs s’organisent alors pour éviter que ces exilés soient trop stimulés.

C’est souvent là que se forment les symptômes, les blocages, les répétitions, les rigidités.

Schéma des parties en IFS avec protecteurs, exilés et SELF au centre
En IFS, le système intérieur comprend notamment des protecteurs, des exilés et le SELF, qui joue un rôle central de régulation et de médiation.

Quel est le rôle du SELF dans la réconciliation intérieure ?

Le SELF est un concept central de l’IFS.

Et il est essentiel pour comprendre comment la réconciliation devient possible.

Le SELF n’est pas une part de plus.

C’est une instance régulatrice, médiatrice, organisatrice et thérapeutique du monde intérieur.

C’est depuis le SELF que la personne peut entrer en relation avec ses propres parties de manière plus sécurisante.

Le SELF comme centre de gravité intérieur

Quand une personne est davantage en contact avec son SELF, on observe souvent :

  • plus de calme,
  • une pensée plus claire,
  • une respiration plus libre,
  • une voix plus posée,
  • plus d’espace intérieur,
  • plus de discernement,
  • une capacité à observer sans juger,
  • une ouverture relationnelle plus grande.

Le SELF permet de voir, sentir, accueillir, comprendre, sans se faire déborder de la même manière.

Les 8 C du SELF en IFS : calme, clarté, compassion, confiance, courage, curiosité, créativité et connexion
C’est aussi ce que j’ai développé plus en détail dans mon article sur les 8 C du SELF : calme, clarté, compassion, confiance, courage, curiosité, créativité et connexion.

Le SELF rend possible la rencontre

L’une des grandes originalités de l’IFS est de considérer que les parts et le SELF ont une capacité relationnelle innée les uns vis-à-vis des autres.

Quand cette fonction relationnelle est restaurée, la personne peut explorer son monde intérieur avec plus de sécurité.

Les protecteurs peuvent se détendre.
Les exilés peuvent être réintégrés.
Le système retrouve de la souplesse.

Le lien avec le SELF Leadership

On parle alors de SELF Leadership.

Autrement dit : un état dans lequel le système psychique est à nouveau guidé de manière plus harmonieuse par le SELF, plutôt que par des stratégies protectrices rigides ou par des parties blessées submergées.


Comment l’Intelligence Relationnelle® s’appuie sur cette logique pour apaiser les conflits intérieurs

L’Intelligence Relationnelle® est un modèle thérapeutique intégratif.

Elle ne se confond pas avec l’IFS, mais elle s’appuie notamment sur cette grille de lecture des parties et du SELF pour traiter les dissociations traumatiques les plus conscientes.

Se mettre en relation avec ce qui se passe en soi

En séance, il ne s’agit pas de “corriger” rapidement un symptôme ni de faire taire une part gênante.

Il s’agit d’abord de :

  • ralentir,
  • observer et faire l’expérience des parties dans son corps,
  • se mettre en relation avec les parties,
  • les écouter / voir et reconnaître ce qui est là,
  • les ressourcer.

Autrement dit : rencontrer son système intérieur, dans une logique de NonViolence.
Plutôt que de lui faire la guerre.

Reconnaître la fonction de chaque part

Très souvent, ce qui change déjà beaucoup, c’est de découvrir que telle part :

  • ne cherche pas à saboter pour le plaisir,
  • ne cherche pas à te détruire,
  • mais essaie, avec ses moyens, de te protéger.

Cette reconnaissance est primordiale.

Car on passe alors d’une logique de rejet à une logique de compréhension.

Apporter une expérience intérieure plus sécurisante

Quand le SELF est davantage présent, la rencontre avec les parts blessées devient plus possible.

C’est l’objectif de la thérapie : faciliter l’accès au SELF. 

Sans “forcer la guérison”.

L’enjeu est de restaurer des conditions de sécurité relationnelle suffisantes pour que le système puisse évoluer.


Quels bénéfices peut-on attendre quand les conflits intérieurs s’apaisent ?

Quand le système intérieur devient moins conflictuel, les effets peuvent être très concrets.

Plus de clarté

Tu comprends mieux ce qui se passe en toi.

Tu arrives davantage à distinguer :

  • ce que tu ressens,
  • ce que tu crois,
  • ce qui te protège,
  • ce qui a besoin d’attention.

Moins d’auto-sabotage

Ce que tu appelais peut-être “auto-sabotage” apparaît souvent autrement :
comme la tentative de certaines parties de t’éviter une douleur, un débordement, une exposition ou une répétition traumatique.

Quand cela est mieux compris et mieux accompagné, le système a moins besoin de produire les mêmes stratégies.

Plus de stabilité dans l’action

Tu n’as plus besoin de te violenter autant pour avancer.

Il peut y avoir plus de régularité, plus de discernement, plus de justesse.

Plus de paix intérieure

Les conflits ne disparaissent pas forcément du jour au lendemain.

Mais ils deviennent moins rigides, moins polarisés, moins destructeurs.

Il y a plus d’espace.
Plus de nuance.
Plus de coopération intérieure.

Des relations plus justes avec soi, les autres et le vivant

Quand le monde intérieur s’apaise, cela a souvent des effets au-delà du symptôme :

  • dans les choix,
  • dans le rapport au corps,
  • dans la capacité à poser des limites,
  • dans les relations,
  • dans la manière d’habiter sa vie.

Pour aller plus loin …

Réserver un RDV Découverte

Si tu te reconnais dans ces conflits intérieurs, dans ces alternances entre élan et blocage, suradaptation et épuisement, visibilité et retrait…
et que tu te demandes si cette méthode pourrait t’aider à te transformer et à passer un cap,

tu peux aussi réserver un RDV Découverte ou me contacter directement au .

Nous verrons ensemble si cette approche peut être pertinente pour toi.

A bientôt !


✍️ Naïs DI TOMMASO YEKPE
Coach professionnelle 🌟 | Thérapeute IR ® 🌀 | Formatrice 🎓
Retrouvez de la clarté, remettez du mouvement – Accompagnement fondé sur la NonViolence 🕊️
💻 En visio & à Lyon

 

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